L'année 2011 se termine comme elle avait commencé. Nous ne voyons pas quelle sera notre situation dans les années à venir, faute de connaître vraiment le montant de nos ressources.
Il est, cette année encore, très difficile de préparer notre budget 2012. La prudence se doit d'être extrême, tant sur le fonctionnement que sur l'investissement.
Il nous faut de nouveau chercher des économies partout où cela est possible, sans bien entendu réduire le service à nos concitoyens ; c'est un exercice difficile et compliqué, mais plus que jamais nécessaire.
Nous espérons toujours pouvoir donner à la population, le même niveau de prestations que les années précédentes sans en augmenter les coûts. Il est urgent de réfléchir à ce qui n'est pas une nécessité absolue.
Nous sommes conscients de l'importance de nos investissements en cours ou à venir :
- le groupe scolaire Paul Verlaine,
- le stade et ses vestiaires tant attendus,
- le centre de loisirs,
- l'entretien de nos voiries,
- l'amélioration de notre stationnement sur certains quartiers
- et la sécurité.
Nous connaissons parfaitement nos priorités et la nécessité de les réaliser, pour cela, il n'y a pas de miracle !
- Pouvons-nous diminuer nos dépenses ? Certainement, mais beaucoup a déjà été fait dans ce sens, ce qui limite désormais nos possibilités.
- Demander des subventions ? Malheureusement, nos partenaires ont les mêmes soucis financiers et réduisent leurs aides.
Il ne reste que l'augmentation des impôts locaux pour abonder nos recettes. Mais par ces temps de crise, il parait difficile de le faire, cependant sachez que cela reste la seule véritable solution.
D'autant que les banques, celles que nous avons sauvées en 2008, ne semblent pas disposées à consentir des prêts aux collectivités locales à des taux raisonnables.
Voilà, dans les grandes lignes, ce que je peux dire aujourd'hui sur nos ressources.
Cependant, il nous reste des projets et des espoirs pour l'avenir : la situation financière catastrophique de nos états européens ne peut durer éternellement, il y aura une sortie de crise. Il semble pour autant bien difficile d'en prévoir le délai, mais il faut positiver et se préparer à relancer la machine dès que cela sera possible.
Il est vrai que la politique se fait en ce moment à la Bourse, dans les grandes institutions financières et sous les dictats de quelques agences de notation. Cela ne pourra persister et des solutions surgiront le jour où les états s'affranchiront de la tyrannie de la finance.
De quel droit et sur quels critères les agences de notation jugent-elles un pays, un continent ? De quel droit portent-elles des appréciations que personne n'ose contester ? Alors quand entrerons-nous en résistance contre ces groupuscules ?
Ils peuvent se tromper. Souvenons-nous que la principale agence avait encensé la banque américaine à l'origine de l'effondrement des marchés en 2008. Sont-elles si fiables ? Ne sont-elles pas manipulées ?
Bruyères, comme beaucoup de communes, fait le gros dos en attendant les éclaircies qui se produiront inévitablement, tout en affirmant que, contrairement aux communications étatiques, les collectivités locales ne sont pas responsables des déficits abyssaux de l'Etat. Il est tellement plus aisé de désigner des coupables pour éviter d'assumer ses propres responsabilités !
Je sais que je n'infléchirai pas tout seul ces orientations, mais si suffisamment d'élus le disent, peut-être que ces contrevérités perdront de leur crédibilité.
L'équipe municipale veille sur vos finances et fera encore en 2012 tout ce qui est possible, sans alourdir les charges des concitoyens. Nous continuerons notre petit bonhomme de chemin, plus difficilement mais avec détermination et volonté.
Tout ce qui dépend directement de vos élus sera engagé et réalisé pour que Bruyères continue à se développer et à regarder vers l'avenir. Nous poursuivrons nos efforts pour aller chercher des financements, réaliser des économies et améliorer l'existant.
Je veux aussi évoquer le comportement des briolins, anciens et nouveaux.
Les anciens se plaignent des nouvelles constructions, des nuisances engendrées par les travaux, de la réalisation de nouveaux logements sociaux. Tout ceci me semble exagéré, démesuré et surtout égoïste. En effet, qui d'entre nous, lorsqu'il s'est marié, n'a pas débuté leur vie d'adulte en logement HLM ? Qui ne souhaite pas en obtenir un pour son enfant lorsque celui-ci quitte le foyer parental ?
De plus, il est clair pour moi que, tant que des gens coucheront dehors ou vivront dans des conditions insalubres, il est du devoir d'élu de pallier à ces situations.
Quant aux nouveaux arrivants, auxquels nous souhaitons une nouvelle fois la bienvenue, une grande majorité d'entre eux semble apprécier leur installation dans notre village, mais une partie non négligeable vient en Mairie exprimer des griefs contre le peu de confort qu'ils disent trouver à Bruyères.
Je répondrais simplement qu'il faut, avant de s'engager durablement, s'informer des infrastuctures existantes dans la commune. Certains sont surpris par l'absence de crèche, voire de métro ou de transports rapides !!!!
Bruyères est un village rural, avec ses qualités : la campagne, le calme, la proximité des forêts, les balades en pleine nature pour échaper à la ville. Notre village ne pourra jamais offir ce qui existe dans les villes de la petite couronne, c'est un choix de vie. Voilà pourquoi il est préférable de se renseigner et d'analyser avant d'agir.
Un autre sujet de préoccupation pour les élus est la méconnaissance ou la volonté de s'affranchir des règles de vie en société : à la campagne aussi, il existe des lois, des devoirs et des règlements, particulièrement dans le secteur de l'urbanisme. Il est certain que, lorsque la rétrocession des parties privatives dans le domaine public sera prononcée, un certain nombre d'infractions fera l'objet de remise aux normes ! Même si cela provoque quelques mécontentements, nous ferons appliquer la loi.
Je voulais mettre l'accent aussi sur les investissements qui, malgré tout, ont été réalisés cette année, sans faire appel à l'emprunt :
- Des travaux d'amélioration dans les écoles (stores, fenêtres, etc...) avec l'achat de mobiliers scolaires,
- L'agrandissement du groupe scolaire Paul Verlaine avec la destruction des préfabriqués,
- L'achat d'équipement pour la cuisine,
- Les décorations de Noël et le fleurissement de la ville,
- la voirie de la rue Hector Berlioz,
- l'agrandissement du cimetière et la pose d'un columbarium,
- l'achat de véhicules de service dont un pour notre nouveau Directeur des Services des Techniques, Monsieur Victor LEMOS, arrivé au mois d'août dernier en remplacement de Monsieur MANGES qui a pris une retraite bien méritée. Nous comptons beaucoup sur les capacités et la parfaite connaissance de Monsieur LEMOS pour améliorer le fonctionnement du service technique, rationnaliser les achats, prendre en charge les appels d'offres et redynamiser cette équipe. Bienvenue à ce nouveau cadre.
Enfin, pour conclure sur une note positive, la municipalité fera tout ce qui est en son pouvoir et cherchera tous les moyens d'améliorer la vie au quotidien, pour tous les Briolins. L'équipe restera mobilisée en ces temps difficile, persuadée que des jours meilleurs sont à venir.
En cette période très mouvementée, où nous sommes assaillis de nouvelles parfois exagérément alarmistes, il faut que la solidarité, le partage, l'entraide et le civisme prennent toute leur signification.
Les maires adjoints, les conseillers municipaux se joignent à moi pour vous souhaiter ainsi qu'à ceux qui vous sont chers, nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et... même si cela devient très compliqué..., de prospérité.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2012 !